Mehmed Begić Meša
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En attendant le boucher je ne prétends pas t’aimer,
mais simplement que tu sois mon illusion la plus parfaite.
Je marche beaucoup dans une Ville plus au Sud
et à l’écoute d’une autre chanson,
je me rends compte que ma ballade favorite est Merien Strasse. J’ose débuter une nouvelle recherche de sens.
Mieux vaudrait-il dire une nouvelle recherche d’un sens nouveau.
J’ai aussi découvert que les villes ne sont pas imprenables.
La vieille illusion tombe à l’eau.
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Les villes ne sont, aujourd’hui, que des points scintillants qui,
tels des tampons, se gravent sur les cartes de mon imagination.
Repousse tes obligations et laisse les téléphones sonner.
Je te rendrai l’amabilité qui m’avait été donnée.
Je t’attends.
Oublie les projets et viens dans la Ville du Monde Entier.
Je te donnerai les clés des nouvelles cachettes,
frappe simplement à la porte de cet appartement
et partage ce lit dans lequel je dors. |
Montre-moi tes hanches et ta poitrine sans penser à la solitude.
Cette solitude qui a cessé d’être un problème,
c’est une dame, comme toi, et elle veut que je l’amuse.
Oui, je serai votre clown comme auparavant,
et vous rirez des mêmes gestes de balourd.
Montre que tu existes,
frappe à ma porte avec l’écouteur de ton téléphone.
Aspire les prières auxquelles je me suis préparé toute ma vie.
Parle mon silence.
Moi, qui renie la modestie car je suis ton homme.
Car je suis le meilleur au monde
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